Le bras de fer autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 se poursuit à l’Assemblée nationale. Les députés sont convoqués en séance plénière le mardi 3 novembre 2026, à partir de 10 heures, pour examiner le projet de loi n°40/2026 portant sur la révision du budget de l’État pour l’exercice 2026.
Cette convocation intervient dans un contexte marqué par les désaccords entre le gouvernement et la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire. Réunie le vendredi 30 octobre dernier, cette dernière a, pour la deuxième fois, rejeté le texte soumis à son examen.
À la suite de cette décision, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan avait réagi dans un communiqué publié le 31 octobre. Il avait notamment regretté que la commission n’ait formulé ni amendement ni proposition alternative. Le département ministériel avait toutefois réaffirmé sa disponibilité à poursuivre les discussions avec les parlementaires.
Il faut rappeler que le projet avait déjà été renvoyé en commission à la demande du gouvernement. Ousmane Sonko avait alors donné son accord à cette procédure, conformément à l’article 84 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, tout en saluant la possibilité de renouer le dialogue avec les députés.
Cependant, le Premier ministre avait clairement indiqué que les parlementaires de son camp ne voteraient pas le texte dans sa forme actuelle. Le PASTEF dispose de 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale.
La séance plénière du 3 novembre constitue donc une nouvelle étape dans l’examen de cette loi de finances rectificative. L’issue des débats sera particulièrement suivie, alors que le ministère des Finances alerte sur les conséquences qu’une incertitude prolongée pourrait entraîner sur le financement des dépenses de l’État pour l’année 2026.





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